15 janvier 2013

Le mardi sur son 31: Moby Dick

Enfin ! Ça faisait un petit bout de temps que je n'avais plus participé au rendez vous de Sophie. Il faut dire aussi que je ne lisais pas des choses très passionnantes. Mais je me suis lancée dans Moby Dick d'Herman Melville et ça je me devais de vous le faire partager ! Je le lis en anglais pour les cours mais je l'ai (heureusement !) déjà lu en francais l'année dernière. Je dis heureusement car ce n'est pas ce qu'il y a de plus simple à lire. Il faut dire aussi que je ne suis pas très familière du vocabulaire de la navigation et de la chasse à la baleine en francais alors en anglais vous pensez bien que je suis totalement larguée ! ^^



Sans plus attendre, un extrait de la page 31:

"Shaking off the sleet from my ice-glazed hat and jacket, I seated myself near the door, and turning sideways was surprised to see Queequeg near me."

21 novembre 2012

Ma vie a changé : à tout jamais

Marie-Aude MURAIL, 1997

 

Résumé : Madeleine est une bibliothécaire désabusée. Documentaliste dans un collège où les ados ne lisent plus, quittée par son mari pour sa secrétaire, mère célibataire d'un ado qu'elle a de plus en plus de mal à comprendre, Madeleine ne croit en rien. Ni aux extra-terrestre, à l'amour, au père Noël ou en son médecin. Pourtant, il se passe des choses de plus en plus étranges dans son appartement, des objets inconnus apparaissent, la louche en argent se glisse comme par magie dans le panier du chien et une curieuse odeur de muguet flotte dans l'air. Ne serait-ce pas l'elfe du voisin venu lui rendre visite pour...changer sa vie ?


Si je ne devais garder qu'un livre, ce serait celui-ci. Je pourrais me débarrasser de mes Pagnol, de Cyrano de Bergerac, de Peter Pan, de ma collection de Six Compagnons mais de Ma vie a changé, impossible. Ce livre a pour moi une valeur inestimable. Je crois bien que c'est le premier livre que je me suis achetée toute seule, avec mon argent quand j'avais 10 ans. J'ai dévoré le livre et je suis tombée sous le charme de l'écriture de Marie-Aude Murail pour traquer ensuite les rayonnages de la bibliothèque pour trouver un roman que je n'aurais pas encore lu. Aujourd'hui encore, je scrute les étalages des bouquinistes afin de trouver les titres que je ne possède pas encore et certains titres sont sur ma liste de Noël.

Pourquoi cet engouement ? Car les personnages de Marie-Aude Murail sont vrais, ce sont des personnes que l'on peut croiser dans la rue et dont on se sent tout de suite proche. De plus, ils possèdent presque tous un certains sens du sarcasme auquel je ne peux pas résister. C'est dans les livres de Marie-Aude Murail que j'ai trouvé mon homme parfait et certains de mes meilleurs amis. Dans Ma vie a changé, Madeleine et l'elfe Timothée font partis de ces personnages que je retrouve avec autant de plaisir que lorsque je retrouve un ami de longue date.

En plus de cet attachement pour les personnages, j'ai été bluffée par la façon dont l'imaginaire et le réel se mêlent si bien dans ce livre. Tout d'un coup, ca nous parait presque normal d'imaginer un elfe jouer au foot sur la table de la cuisine avec des Miels Pops. Une scène de la vie quotidienne en somme. De même, il n'y a rien de choquant à combattre les gobelins qui bousillent votre électroménager ou de jouer le psy pour fantôme. Banal vous dis-je ! C'est parce que tout semble possible que l'on referme ce livre le cœur gonflé d'espoir. Oui, pour peu que l'on sache saisir le coche, notre vie peut changer. Peut-être n'aurons nous pas tous la chance d'avoir un elfe pour y aider mais peu importe. C'est Marie-Aude Murail qui a changé la mienne.

__________________________________

"Avez-vous déjà vu, de vos yeux vu, l'infrarouge et l'ultraviolet ? Avez-vous déjà entendu les ultrasons ? Pourtant l'infrarouge et l'ultraviolet existent ! Vous ne voyez pas les fées, les elfes, les gobelins? Qu'est-ce que cela prouve ? Que vous êtes sourds et aveugles! Car ils sont là, tout autour de vous."

30 octobre 2012

Le mardi sur son 31: Trois sucettes à la menthe

Me voilà de retour après ma (longue) absence ! Les cours m'ont beaucoup occupée ces derniers temps mais je vais mettre cette semaine de vacances à profit pour remettre le blog à jour.

Pour se (re)mettre en jambes, rien de tel qu'un petit Mardi sur son 31 comme proposé par Sophie

Aujourd'hui, le livre ouvert page 31 est Trois sucettes à la menthe de Robert Sabatier:

" Il pencha sa feuille et commença à écrire sa phrase en respectant bien les pleins et les déliés. Au fond, cela lui plaisait d'écrire."

Et vous, ça vous plait d'écrire ?

2 octobre 2012

Le mardi sur son 31 - La fête du potiron

Et c'est parti pour un nouveau mardi sur son 31 ! Je m'accorde une pause Agatha Christie entre mes deux bouquins au programme ce semestre. Je n'ai pas pu m’empêcher d'acheter ce récit d'une nouvelle aventure de mon détective belge préféré quand je l'ai vu sur l'étal d'un bouquiniste. Dès que je l'aurais fini je me plongerai dans Moll Flanders.



En attendant, voici un extrait de la page 31 de La fête du potiron:

" Il se peut que quelqu'un dans l'assemblée, ayant entendu les paroles de Joyce, ait été au courant du meurtre auquel elle se référait sans pour cela en avoir été l'auteur; un parent ou un complice, peut-être, et qui a jugé nécessaire de l'éliminer"

Aha ! Intéressant n'est-ce pas ? Quelle chance de tomber sur un parfais résumé de l'intrigue à cette page !

Un nouveau billet sur Anna et son orchestre  de Joseph Joffo arrive comme prévu, j'attends simplement de récupérer le livre (et oui, les livres circulent d'une personne à une autre dans ma famille).

Bonne semaine littéraire et à la semaine prochaine pour un nouveau mardi sur son 31 !

11 septembre 2012

Le mardi sur son 31 - Hamlet

Deuxième semaine de participation au jeu des bavardages de Sophie, le mardi sur son 31.



Aujourd'hui, j'ai rendez-vous à la page 231 de Hamlet de mon ami Billy Shakespeare (version éditée par G.R. Hibbard). Pourquoi la page 231 alors que je devrais normalement donner une citation de la page 31? Et bien tout simplement car l'oeuvre bénéficie d'un looooongue préface plus plusieurs introductions etc...du coup, le texte de la pièce ne commence véritablement qu'à la page 140!

Mais trève de bavardages, découvrons sans plus attendre la citation du jour:

" [the actors] are the abstracts and brief chronicles of the time. After your death you were better have a bad epitaph then their ill report while you live."
Hamlet, Act II, scène 2


Le billet sur Anna et son Orchestre suivra bientôt, probablement ce week-end. C'est un peu la course en ce moment, semaine de la rentrée oblige.

A la semaine prochaine pour une nouvelle citation !

4 septembre 2012

Le mardi sur son 31 - Anna et son orchestre

Aujourd'hui, j'ai décidé de jouer à un petit jeu lancé par Sophie qui tourne en ce moment sur la blogosphère littéraire. Le principe est simple. Chaque mardi, j'ouvre mon livre du moment à la page 31 et je choisis une phrase que je partage ici.

J'aime beaucoup l'idée car elle permet de donner un avant goût du futur billet qui sera publié sur ce blog et puis, ca me donne aussi des idées pour la citation que vous pouvez trouver à la fin de chaque billet.
J'essaierai de tenir ce rendez-vous particulier le plus souvent possible, la condition étant bien entendu que je lise un livre par semaine (rien n'est moins sûr avec la rentrée qui approche à grands pas et avec elle les lectures obligatoires).
                                              logo-mardi-31.jpg

Et le livre qui aura le grand honneur d'inaugurer cette nouvelle section du blog est...Anna et son orchestre par Joseph Joffo

J'ouvre à la page 31 et, oh joie, je tombe sur un de mes passages préférés pour le moment ! En voici donc un extrait :

" De vieilles femmes passent avec en équilibre sur leur tête de véritables meules de paille, des enfants courent, voici à présent une patrouille de soldats...Je vois briller les brandebourgs et le fourreau des sabres luit comme les casserole de Marthe le jour du sabbat, lorsqu'elle a passé une partie de la nuit à les astiquer."

En quelques mots, on se retrouve plongé dans les quartiers populaires de la Russie du début du XXe siècle. C'est aussi ça la magie de la lecture !

15 août 2012

Le Meurtre de Roger Ackroyd : audace romanesque

Agatha Christie, 1926

Titre original : The murder of Roger Ackroyd

Traduit de l'anglais par Francoise Jamoul

 

Résumé : Un soir, dans le petit village de King's Abbot, le riche industriel Roger Ackroyd se confie à son ami le Dr Sheppard. Mrs Ferrars, retrouvée morte le matin même, s'est suicidée pour échapper à un chantage. Dans une dernière lettre, elle révèle  le nom de celui qui sait qu'elle a empoisonné son mari un an plus tôt. Quelques heures plus tard, Ackroyd est retrouvé assassiné. Malheureusement pour l'assassin, Hercule Poirot a décidé de passer sa retraite au village. C'est l'occasion rêvée pour lui de reprendre du service.

Je retrouve Agatha Christie et Hercule Poirot avec plaisir dans ce nouveau roman. Bien que quelque peu viellissant, Hercule Poirot reste fidèle à lui même : petit homme rondouillard, soucieux de son image, imbu de lui-même et surtout....à qui rien n'échappe. Et heureusement, car le dénouement de cette histoire est on ne peut plus surprenant !

Comme d'habitude, Agatha Christie crée une galerie de personnages qu'on soupçonne tous tour à tour au fur et à mesure de l'avancée de l'enquête. L'assassin serait-il Parker le majordome ? Ou bien Ralph Paton ayant disparu juste après le crime ? Ou encore Flora Ackroyd, innocente en apparance ?  Ils ont tous un mobile mais également un alibi ! Et en effet, l'enquête est bien plus compliquée que cela.

ATTENTION SPOILER : CE QUI SUIT RÉVÈLE LE DÉNOUEMENT DE L’ENQUÊTE

Vous voilà prévenus. J'aimerais parler un peu plus de la narration dans ce roman et cela nécessite de révéler la fin du livre.

Comme dit plus haut, le dénouement de l'enquête de Poirot est on ne peut plus surprenante car l'assassin se révèle être...le narrateur en personne ! Eh oui ! L'innocent Dr Sheppard aidant prétendument Poirot dans son enquête est le véritable assassin. Et c'est d'ailleurs pourquoi le résultat est si surprenant. A-t-on jamais vu le personnage le plus proche de l'enquêteur et qui se révèle en plus de cela le narrateur, être en réalité la clef de l'enquête ? C'est pourtant bien le cas ici. Le pire, c'est que Sheppard n'a pas mentit une seule fois dans son récit. Agatha Christie a eut l'intelligence de recourir à l'omission ou à des formules détournées lors du récit du meutre. Et c'est en réalité dans ces petites phrases apparemment sans interêt que réside toutes les clefs du mystère. D'où l'interet d'une seconde lecture dans laquelle le lecteur est cette fois-ci complice de l'assassin. Ajoutez à cela différentes fausses pistes et histoires parallèles venant parasiter le récit et vous vous retrouvez avec un dénouement inimaginable.

Au délà de cette audace réside également un point important dans l'étude de tout roman, celui de la confiance que l'on place en le narrateur. En effet, quand on décide de lire un livre, on part du principe que l'on peut croire le narrateur, que celui-ci n'essayera pas de nous dissimuler la vérité. Dans le Meurtre de Roger Ackroyd, le lecteur découvre pourtant qu'il a été abusé par le narrateur et c'est peut être même plus cette découverte qui provoque la délicieuse surprise finale.

Sans vouloir me vanter, je peux avouer que j'avais découvert l’identité de l'assassin avant qu'elle ne soit révélée. Bon je n'avais aucune idée quand à son mobile ou aux détails du meurtre. Sachant que je suis toujours surprise avec Agatha Christie, j'ai tout simplement parié sur le plus improbable. Il s'est finalement avéré que j'avais raison !

____________________________________________

"Ackroyd était assit là où je l'avais laissé, dans un fauteuil, devant la cheminée. Sa tête reposait sur le côté et, tout près du col de sa veste, on distinguait nettement un objet de métal, courbe et luisant"