27 juin 2013

Gatsby le Magnifique: pas toujours convaincant

F. Scott FITZGERALD, 1925

Titre original: The Great Gatsby

Traduit de l'anglais par Jacques Tournier


 Résumé : New York dans les années 20. C'est l'époque du jazz, de la prohibition et des fortunes rapides. Dans sa villa de Long Island, Gatsby organise de somptueuses fêtes dans le seul but de regagner le cœur de Daisy désormais mariée à Tom Buchanan. Nick Carraway le voisin de Gatsby nous raconte son histoire.

Gatsby le Magnifique m'attendait depuis longtemps dans ma pile à lire et j'ai pensé que la sortie du film de Baz Luhrmann ainsi que la fin des examens serait une bonne raison de le lire. Je dois dire que j'ai été relativement déçue. J'ai eu beaucoup de mal avec la première partie du roman que j'ai trouvée lente, gagnée par cette espèce de langueur dans laquelle s'engourdissent les personnages. En revanche, j'ai beaucoup aimé la deuxième moitié du roman dans laquelle on sent véritablement la montée d'une certaine tension. Je pense particulièrement à certaines scènes comme celle de la chambre d'hôtel qui j'ai trouée vraiment très bien écrite. Enfin, j'ai trouvé le dernier chapitre bouleversant car c'est le seul moment où j'ai vraiment ressenti quelque chose pour Gatsby.

Je sais que beaucoup de personnes ont une réelle affection pour Gatsby mais pas moi, au mieux il me laisse indifférente, au pire il m'énerve. De même que Daisy ou que Tom Buchanan (mais bon, le personnage étant raciste, sanguin et trompant sa femme, il y a peu de chance qu'il ai été crée pour qu'on s'y attache. C'est un méchant et il tient bien son rôle de méchant étant tout à fait détestable). En fait le seul personnage pour qui j'ai une réelle affection c'est Nick.

En ce qui concerne la traduction, j'ai un peu tiqué à certain moments mais je n'ai pas grand chose à lui reprocher. Bien sûr j'aurais préféré le lire en VO mais puisque l'exemplaire que j'avais était en français j'avoue ne pas avoir pris la peine de fouiner pour dégoter une version anglaise.

Pour conclure, j'avoue ne pas trop comprendre l'enthousiasme général pour ce livre. Oui il est agréable à lire, oui c'est une très bonne illustration de l'Amérique des années 20, oui Fitzgerald à une belle maitrise de la langue mais...pour moi ca casse quand même pas trois pattes à un canard. Peut-être que je suis partie avec de trop grandes attentes pour ce roman puisqu'il est considéré comme un roman culte mais je n'ai simplement pas eu de coup de cœur. S'il est considéré par certains comme le meilleur roman américain du XXe siècle, pour moi il ne vaut pas The Catcher in the Rye (dont je vous parlerai sans doute un jour puisque c'est un de mes romans préférés). En bref, je ne le relirai surement pas.

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" Tom et Daisy étaient deux êtres parfaitement insouciants - ils cassaient les objets, ils cassaient les humains, puis ils s'abritaient derrière leur argent, ou leur extrême insouciance, ou je-ne-sais-quoi qui les tenait ensemble, et ils laissaient à d'autres le soin de nettoyer et de balayer les débris."


Challenge Romans cultes 1/4

6 juin 2013

Challenge Romans Cultes

On les connais tous, ces romans qu'il FAUT avoir lu. D'une parce que ça nous permet de briller en société et de deux parce qu'ils relèvent de la culture commune. Et puis ils doivent sans doute être bons ces romans pour être aussi connus. Le problème avec les romans cultes c'est qu'on en connait le nom, un peu l'histoire mais...qu'on ne les a pas forcément lu ! Alors tout de suite c'est plus difficile d'en discuter avec Mme la Marquise (et par là même briller en société, vous me suivez ?)

Rassurons nous, le temps de l'ignorance est fini. A nous la culture ! Et tout ça grâce au Challenge Romans Cultes.


Ce challenge nous est proposé par Métaphore qui a fait une liste de romans incontournables. Plusieurs catégories de lecture sont proposées, pour ma part j'ai choisi "C'est déjà ca" (4 livres) sachant qu'il est fort probable que je passe à la catégorie supérieur si j'en ai le temps (le challenge se termine en aout 2014, je devrais y arriver)

A bientôt pour mes impressions sur le premier roman culte choisi !

28 mai 2013

Le mardi sur son 31: Gatsby le Magnifique

De retour pour un nouvel épisode du Mardi sur son 31 !



En ce moment je lis Gatsby le Magnifique, ca fait un moment qu'il attend dans ma bibliothèque et j'ai décidé de profiter de l'actualité cinématographique pour me lancer.
Comme le jeu le veut, voici donc un petit extrait de la page 31:

"L'auteur connait son sujet à fond. Nous sommes la race dominante. Notre devoir est d'interdire aux autres races de prendre le pouvoir."

Ce personnage semble très attachant n'est-ce pas ? Ah les Etats-Unis dans les années 20, la prohibition, les début du jazz dans les club glauques et le racisme ambiant ! Quelle belle époque !

23 mai 2013

La peste : chronique d'une lutte

Albert CAMUS, 1947


Résumé : A Oran en 194. , une épidémie de peste dévaste la ville et la coupe du reste du monde. Le roman explore les différentes réactions des habitants face à ce fléau.

A lire. Je vous l'accorde, c'est un peu court comme critique mais je conseille vivement à tout le monde de lire ou de relire ce livre. Pourquoi ? Tout simplement car La peste est une incroyable plongée dans l'humanité. Camus fait ressortir le pire et le meilleur des hommes sans jamais les juger.

La peste  pose des questions. Comment réagir lorsqu'un malheur vous tombe dessus ? Comment vivre avec l'injustice et l'absurdité de la mort ? Quel est notre rôle ? Ici, pas de sentimentalisme, le récit se veut être une chronique la plus fidèle possible de la ville en temps de peste. Les personnages ne sont pas des héros mais simplement des hommes qui font ce qu'ils peuvent. Après tout, c'est peut-être ça le véritable héroïsme, tenter de faire de son mieux.

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"Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l'ignorance, et la bonne volonté peut faire autant de dégâts que la méchanceté, si elle n'est pas éclairée. Les hommes sont plutôt bons que mauvais, et en vérité ce n'est pas la question."

2 avril 2013

Le mardi sur son 31: Le voyage de Théo

Me voici de retour pour un nouvel épisode du mardi sur son 31 (à découvrir chez Sophie). Cette semaine, je vous propose un extrait du Voyage de Théo de Catherine Clément que je relis pour la troisième fois ! Et oui, ce livre est tellement riche en informations qu'on gagne à le relire. Si vous vous intéressez aux différents rites et religions, je vous le conseille fortement.

Sans plus attendre un extrait de la page 31:

"Fasciné, Théo suivait l'apparition des points rouges sur la carte du monde. Rome, Delphes, Louksor..."

Hmmm, intéressant n'est-ce pas ?

7 mars 2013

Bartleby : terrible conditionnel

Herman Melville, 1853

Titre original: Bartleby the Scrivener

Traduit de l'anglais par Pierre Leyris

 

 Résumé : Un notaire de Wall Street engage dans son étude un dénommé Bartleby pour un travail de « scribe », c'est-à-dire qu'il recopie des textes. Batleby est travaillleur et consciencieux mais petit à petit, il commence à refuser certaines taches ou plutôt, dit simplement qu'il « préférerait ne pas » les faire, et ne les fait pas. Ce " I would prefer not to" revient alors systématiquement dans sa bouche, au point qu'il finisse par ne plus rien faire. 


Pour Daniel Pennac (dont je suis une très grande fan), Bartleby est l'histoire d'un homme qui s'arrête. Il s'arrête de travailler, de sortir, de manger et finalement de vivre. Si Bartleby nous fait tout d'abord sourire dans son refus de chaque chose, on finit vite par redouter le fatidique "Je préférerais pas" qu'il prononce inlassablement. Je me suis vraiment demandée jusqu'où il pourrait aller et j’espérais avec le narrateur que Bartleby change d'attitude. Parce qu'en vérité, derrière sa solitude et son côté touchant, il est un peu effrayant. Il peut être difficile de savoir comment réagir face à quelqu'un en colère ou déprimé alors comment réagir face à quelqu'un qui décide de s'effacer, sur qui rien ni personne n'a d'emprise ?

En plus de cette angoisse qui s'installe au fur et à mesure, il faut ajouter notre curiosité, car au final, on ne sait rien de Bartleby. Son attitude serait peut-être plus facile à accepter si on savait d'où il vient, qui il est et les raisons de son comportement mais non. On ne sait rien et on n'en saura jamais rien (ou presque). Melville nous offre là en personnage vide qu'on essaye désespérément de combler mais sans grand succès. Au final, la seule chose dont on est vraiment sûre c'est que Batleby préférerait qu'on n'en sache rien.

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" Mais il semblait que Bartleby fût seul, absolument seul au monde. Une épave au milieu de l'Atlantique"

25 février 2013

Artemis Fowl : magie, humour et sarcasme

Eoin Colfer, 2001

Traduit de l'anglais par Jean-Francois Ménard


Résumé: Artemis Fowl deuxième du nom est un jeune garçon de 12 ans doté d'une intelligence hors du commun qu'il a décidé de mettre au service du crime. Avide d'or, il se lance dans une mission incroyable, capturer un membre du peuple de fée vivant sous la surface de la Terre. Par hasard, il capture Holly Short, capitaine des Forces Armées de Régulation (FAR) bien décidée à ne pas se laisser faire par cet Enfant de Boue et secondée par toute une équipe de FARFADET à la pointe de la technologie elfique.

Est-il encore besoin de présenter Artemis Fowl ? Certainement non vu le succès retentissant qu'a connu la série. Huit tomes, une bande dessinnée et certainement un film en projet, Artemis Fowl est un vrai phénomène. Et l'on comprend pourquoi, Eoin Colfer mélange allègrement science-fiction, fantasy et comédie pour nous présenter un livre délicieux. 

L’intérêt du roman repose essentiellement dans ses personnages délicieux et haut en couleurs: Holly, fidèle et déterminée, le centaure Foaly sarcastique au possible (j'ai déjà parlé de mon amour pour ce genre de personnage mainte et mainte fois) et surtout....Artemis Fowl, froid, rusé, et on peut même le dire, flippant mais surtout fragile. Forcément, on a beau être un petit génie, quand votre père est porté disparu, que votre mère est dépressive et que votre meilleur (et seul) ami est votre garde du corps sanguinaire on comprend que vous partiez un peu en cacahuète ! Alors même si Artemis est horrible, on ne peut pas s’empêcher de s'y attacher (un peu quand même voyons !) surtout qu'il va plutôt bien évoluer au cours de la série, au point d'en devenir même un peu trop plat des fois...

Enfin bref, à la base, je voulais surtout vous parler de la traduction de ce roman. En effet, ma sœur m'a récemment rapporté d'un voyage en Irlande une version originale ( vous devriez voir ce bouquin, il est magnifique, tout noir avec seul le titre et le nom de l'auteur écrits en gnomiques en lettres d'or, il est vraiment superbe !) Après l'avoir lu environ 10 fois en français, j'étais donc bien contente de pourvoir lire la version anglaise. Et je me dois de féliciter Jean-Francois Ménard pour son travail, c'est vraiment très très bien traduit. En tant qu'étudiante en traduction, je ne peux qu'admirer le travail fourni. Le ton est juste et les adaptations des termes gnomiques très bien trouvées. Vraiment bravo ! D'ailleurs, c'est plutôt drôle, quand j'ai lu le tome 6 je n'ai pas accroché, j'avais l'impression qu'il y avait un problème avec la traduction et j'avais vu juste. Après vérification j'ai vu que ce tome avait été traduit par quelqu'un d'autre. Et bien ça se sent et j'ai été contente de retrouvée la traduction de Jean-Francois Ménard dans le tome 7 (pas encore lu le 8 !) Comme quoi, cette série est autant l’œuvre d'Eoin Colfer que la sienne pour moi.

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" Foaly? You here?" wispered the dwarf.
"No!" The typical sarcastic replay. "I have much better things to do than worry about the collapse of civilization as we know it."
" Yes, thank you. Don't let my life being in danger interrupt your merriment."
"I'll try not to."