12 avril 2014

The Hunger Games: pas que pour les ados

Susan Collins, 2008

Résumé: Panem, nation post-apocalyptique située sur les ruines de l'Amérique du Nord. Le pays est divisés en 12 districts plus ou moins pauvres et contrôlés par Le Capitol. Chaque année, deux jeunes de chaque district, un garçon et une fille âgés de 12 à 18 sont tirés au sort pour participer aux Hunger Games, un jeu télévisé lors duquel les participants doivent s'entretuer jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un vainqueur. Lorsque sa petite sœur est tirée au sort pour représenter le District 12, Katniss Everdeen, 16 ans décide de se porter volontaire afin de sauver la vie de sa sœur.

J'avoue avoir été assez dubitative au début, ayant déjà vue les deux premiers films avant de lire le livre (chose qui ne m'arrive quasiment jamais, j'essaye toujours de lire le livre avant de voire le film), j'ai été assez surprise de constater que le livre était écrit du point de vue de Katniss, j'imaginais plutôt un narrateur omniscient. Cette narration à la première personne m'a plutôt énervée dans la première partie du roman, j'avais l'impression que Katniss passait son temps à se plaindre et à critiquer tout et tout le monde. Bien sûr elle a des raisons pour, mais elle me tappait parfois sur le système ! 
Cependant, si cette narration est irritante dans la première partie du roman, elle prend tout son sens et est beaucoup mieux menée à partir du moment où Katniss entre dans l'arène. Au lieu de chouinades ( qui auraient pourtant étés justifiées, parce que je sais pas vous mais moi après plusieurs semaines de faim, de froid et de manque de sommeil, je suis un appareil à plaintes sur pattes !), au lieu de chouinades donc, on suit les plans de Katniss pour survivre dans l'arène, ses sentiments face à la situation et aux différents évènements. Élément essentiel à mon sens car il permet clairement de comprendre le jeu que joue Katniss dans ce monde d'apparence. Car le vainqueur des Hunger Games n'est pas forcément le plus fort ou le meilleur à zigouiller les autres mais celui ayant la meilleure stratégie et surtout, celui qui saura s'accorder les faveurs du public !

J'ai également beaucoup aimé le message du livre qui n'en fait pas pour moi qu'un livre pour ado pré-pubères. Si certains seront plus intéressés par l'histoire "d'amour" développée et l'espèce de triangle amoureux montré dans les films, d'autres se concentrerons sur d'autres aspects tels que les dangers du totalitarisme, les dérives d'une société profondément injuste et basée sur l'apparence et la critique de la télé-réalité.

En bref, même si le style peut parfois laisser à désirer, le roman aborde des thèmes intéressants et l'histoire est bien ficelée. On a  envie de connaître la suite et je vais certainement lire les deux autres romans de la série.

21 janvier 2014

Au début d'un bel été: où l'on apprend ce qu'est un nimbe

Jacques Duquesne, 1988

Résumé : Une mère partie, un père trop peu présent, trop de promesses non tenues et un cambrioleur qui pénètre dans la maison. C'en est assez pour Jérôme pour disparaitre, comme ça, en pleine après-midi avec pour seul bagage Les Misérables. Il fera bien vite la connaissance de Brendalyne et de Fiacre abandonnés eux aussi. D'aventures en aventures dans les rues de Paris, les enfants essayeront de rétablir l'ordre.

Au début d'un bel été est un entre-deux. C'est avant tout une histoire de tendresse, de générosité et d'amour qui nous fait découvrir des personnages formidables, une vieille prof  qui, comme les quatre-quarts du goûter est "pur beurre pur sucre", un patron de bar malhabile mais gentil, une mamie effrayante mais pas tant que ca etc...Toute une galerie de personnages authentiques et touchants. Cependant, l'histoire  raconte également la dureté de la vie, les relations difficiles entre adultes et les conséquences dont les enfants font souvent les frais. On dit souvent que les enfants sont cruels, ce qui est certainement vrai, Jacques Duquesne nous révèle ici que les adultes le sont tout autant, si ce n'est plus.

La bonne nouvelle c'est que les enfants sont forts, ce monde a beau être absurde et cruel cela n’empêche pas les enfants d'aimer et de rêver, à Biarritz, à des yeux éclatants, à une vie meilleure. Certains y verront la naïveté typique de l'enfance, j'y voit là de l'espoir et de la sagesse.

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" - Si beaux, murmure-t-il après un silence. Si beaux. Des fleurs et des fruits. Des soleils et des oiseaux.
Il balbutie, répète "des soleils, des oiseaux, des fleurs", rêve d'être poète pour trouver d'autres mots à la mesure de cette éblouissante beauté, frissonne encore, presque saisi d'un vertige."

2 octobre 2013

Sparkling Cyanide : les dangers de l'alcool

Agatha Christie, 1945


Résumé : Le soir de son anniversaire, Rosemary s'effondre sur la table, empoisonnée. L'enquête conclue à un suicide. Mais un an plus tard, dans le même restaurant, à la même table, son mari meurt après avoir bu son verre de Champagne. Qui avait donc intérêt à la mort de George ? Et si la mort de Rosemary n'était pas due à un suicide après tout ? Le Colonel Race mène l'enquête.

Je suis en Angleterre en ce moment, il me fallait donc lire un Agatha Christie ( pour ceux qui ne le sauraient pas, c'est un passage obligé lors d'un séjour dans la patrie de Billy Shakespeare). Mon choix s'est porté sur Sparkling Cyanide un peu au hasard, j'aurais préféré une aventure d'Hercule Poirot mais il n'y en avait pas à la bibliothèque. J'avoue ne pas avoir été très emballée par ce roman, notamment car l'enquêteur, le Colonal Race est trop plat pour moi, il n'est là que pour enquêter et ne se montre pas très intéressant au final. De plus, si Agatha Christie monte d'ordinaire des histoires très bien ficelées, quelques éléments de celle-ci me semblent quelque peu tirés par les cheveux.

Cependant, j'ai beaucoup aimé le fait que l'on ai accès aux pensées et aux motivations de tous les personnages nous permettant à nous aussi de mener l'enquête. Bon, même avec cette aide je n'ai pas réussi à trouver le meurtrier ! Je pense que j'ai encore besoin d'un peu d'entrainement en matière de romans policiers...direction la bibliothèque !

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" -What about cyanide? Was there any container found ?
- Yes. A small white paper packet under the table. Traces of cyanide crystals inside. No fingerprints on it. In a detective story, of course, it would be some kind of paper or folded in some special way. I'd like to give these detective story writers a course of routine work. They'd soon learn how most things are untraceable ans nobody ever notices anything anywhere."

15 septembre 2013

Tales of the city: disco, drogue et débauche

Armistead MAUPIN, 1978




Résumé : Dans les années 70, Mary Ann Singleton, jeune secrétaire naïve quitte Cleveland pour San Fransisco. Elle emménage dans un petit immeuble sur Barbary Lane. Elle fait là-bas la connaissance de ses voisins, Michael jeune homosexuel à la recherche de l'amour et Mona jeune femme mystérieuse ainsi que de sa logeuse Anna Madrigal, ancienne libraire qui cultive aujourd'hui sa propre marijuana.

Et de trois ! Voila un autre roman culte de lu pour le challenge de Métaphore. Lecture due totalement au hasard je l'avoue, ma sœur me l'a prêté et ce n'est qu'après que j'ai réalisé qu'il rentrait dans le challenge. Heureuse coïncidence !

Les chroniques de San Fransisco (car c'est bien là le titre français) sont, comme le titre l'indique de petits chroniques. C'est à dire que le romans est divisé en chapitres très courts (environ 2/3 pages) qui décrivent les aventures des différents personnages. On s'y perd un peu au début car il y a vraiment un très grand nombre de personnages qui sont tous liés entre eux d'une façon ou d'une autre. Untel est le mari d'unetelle et travaille avec cet autre. Celui-ci a rencontré celle-là au supermarché et est l'amant de sa voisine etc...Il faut un peu de temps avant d'arriver à se dépatouiller dans cet immense réseau de relations. Mais une fois ce travail fait, suivre l'histoire n'en est que plus savoureux puisque, contrairement aux personnages, on a une vue d'ensemble de la situation et des enjeux de telle ou telle rencontre. Position d'autant plus intéressante que dans le San Fransisco décrit par Armistead Maupin, où se côtoient homosexualité, drogue et pantalons pattes d'eph tout peut arriver.

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"There was so much hairspray they probably had to make an Envitonmental Impact Report before they could hold the party !"



31 août 2013

Jane Eyre: morale, passion et féminisme

Charlotte Brontë, 1847

Traduit de l'anglais par Charlotte Maurat


Résumé : Après une enfance difficile, Jane Eyre, jeune orpheline élevée par une tante cruelle trouve un poste d'institutrice à Thornfield Hall. Elle fait là-bas la connaissance du maitre des lieux, le dur et froid Mr. Rochester. De jour en jour, leur relation devient plus intime et ils tombent amoureux. Mais de surprises en coups de théâtre, Jane se verra obligée de suivre son sens de la morale et de fuir le bonheur.

Roman emblématique de la littérature britannique, Jane Eyre ne m'a pas déçu. Tout y est, drame, passion, héroïsme et surtout une histoire qui finit bien. Voir même un peu trop bien, j'ai un peu de mal avec le schéma "ils vécurent tous heureux et eurent beaucoup d'enfants" lorsqu'il est poussé à l’extrême (sérieusement, M. Rochester aurait très bien pu vivre heureux sans retrouver la vue, je me serais bien passé de ce miracle qui apporte un peu de kitsh à ce roman par ailleurs bien plaisant.)

Bon je râle un peu pour la forme mais en vérité je recommande ce roman. On ne s'y ennui pas une seconde, dès qu'une situation commence à tirer un peu en longueur, Charlotte Brontë s'arrange toujours pour introduire un élément nouveau qui nous donne envie de continuer notre lecture.
De plus, j'ai beaucoup aimé le personnage de Jane qui me semble être un personnage "entre-deux", d'un côté jeune fille modèle avec un important sens du devoir et de la morale, de l'autre côté jeune femme forte et déterminée à faire entendre sa voix dans une société pourtant bien patriarcale. 

Si il fallait un dernier argument en faveur de ce roman, j'évoquerais les capacités de l'auteur à recréer l'atmosphère désolée des landes du Yorkshire qui nous offre la délicieuse ambiance gothique que j'aime tant !

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" La joie effaça bientôt tout autre sentiment; le vent pouvait souffler avec rage, le tonnerre gronder avec force et tout près, les éclairs furieux se succéder avec éclat, la pluie tomber en véritables cataractes pendant les deux heures que dura cet orage, je n'éprouvai qu'un peu de religieuse terreur, mais aucune crainte. Par trois fois Mr. Rochester vint à ma porte au cours de cet ouragan me demander si je n'avais pas peur, si je me sentais en sécurité: et c'était là un réconfort, une force, permettant de tout affronter."

30 juillet 2013

Le mardi sur son 31 : Jane Eyre

Me voici de retour avec un nouvel épisode du Mardi sur son 31.

Cette semaine je vous présente un extrait de Jane Eyre:

" Je séchai mes larmes, étouffai mes sanglots, craignant que le moindre expression d'un violent chagrin n'éveillât une voix surnaturelle consolatrice, ou ne fit surgir de l'obscurité un visage auréolé qui se pencherait sur moi avec une étrange pitié."
Jane Eyre, Charlotte Brontë

Des réactions à cet extrait ?

22 juillet 2013

Moon Palace: trois vies et un roman

Paul AUSTER, 1989

Traduit de l'américain par Christine Le Boeuf

 

Résumé : En 1965, Marco Stanley Fogg est un pauvre étudiant vivant dans un appartement meublé de livres. Se laissant porté par la vie, il perd son appartement et se retrouve bien vite à errer dans Central Park. Après de longues semaines d'errance, il sera recueillit par un des ses amis. Devenu ensuite homme de compagnie d'un handicapé, M.S ira de coïncidences en découvertes pour finalement découvrir qui il est vraiment et commencer à vivre.

" Il y a longtemps, certes, que cela s'est passé, mais je me souviens bien de cette époque, je m'en souviens comme du commencement de ma vie." Par ces mots, on comprends aisément que Moon Palace est un roman initiatique. Solitude, misère, errance mais également amour et rencontres permettrons à M.S de se forger une identité en faisant notamment la rencontre de son père et de son grand-père. Car c'est uniquement en découvrant la vérité sur son passé qu'il pourra accéder réellement au moment présent et commencer à vivre sa vie. Par là même, se roman est un roman d'aventure lorsqu'il se concentre sur le récit de la vie de Thomas Effing et celle de Salomon Barber. Ainsi, le roman ne conte pas uniquement la vie du personnage principal mais également celle de deux autres personnes, le narrateur allant jusqu'à rester muet pendant de longues périodes laissant la parole aux autres personnages.

Ce que j'ai aimé dans ce roman c'est la relation aux mots et au langage qu'entretiennent M.S et Thomas Effing, en particulier leur amour des livres (je tiens un blog littéraire, vous aurez donc compris que je me sens assez proche de cette idée). J'ai particulièrement apprécié les scènes de description des rues new-yorkaises et le soucis de trouver la formule juste ("Que vois-tu ? Et si tu le vois, comment l'exprimer en paroles? L'univers pénètre en nous par les yeux, mais nous n'y comprenons rien tant qu'il n'est pas descendu dans notre bouche."). Le roman développe également d'autres thèmes tels que la solitude et la quête d’identité.

Globalement, j'ai beaucoup apprécié ce livre même si je dois bien avouer que j'ai été quelque peu gênée par certaines coïncidences qui me paraissaient trop grosses et Feux-de-l'amouresques. Je recommande néanmoins Moon Palace ne serait-ce que pour apprécier le personnage d'Effing qui, bien qu'étant insupportable est plus que savoureux !

27 juin 2013

Gatsby le Magnifique: pas toujours convaincant

F. Scott FITZGERALD, 1925

Titre original: The Great Gatsby

Traduit de l'anglais par Jacques Tournier


 Résumé : New York dans les années 20. C'est l'époque du jazz, de la prohibition et des fortunes rapides. Dans sa villa de Long Island, Gatsby organise de somptueuses fêtes dans le seul but de regagner le cœur de Daisy désormais mariée à Tom Buchanan. Nick Carraway le voisin de Gatsby nous raconte son histoire.

Gatsby le Magnifique m'attendait depuis longtemps dans ma pile à lire et j'ai pensé que la sortie du film de Baz Luhrmann ainsi que la fin des examens serait une bonne raison de le lire. Je dois dire que j'ai été relativement déçue. J'ai eu beaucoup de mal avec la première partie du roman que j'ai trouvée lente, gagnée par cette espèce de langueur dans laquelle s'engourdissent les personnages. En revanche, j'ai beaucoup aimé la deuxième moitié du roman dans laquelle on sent véritablement la montée d'une certaine tension. Je pense particulièrement à certaines scènes comme celle de la chambre d'hôtel qui j'ai trouée vraiment très bien écrite. Enfin, j'ai trouvé le dernier chapitre bouleversant car c'est le seul moment où j'ai vraiment ressenti quelque chose pour Gatsby.

Je sais que beaucoup de personnes ont une réelle affection pour Gatsby mais pas moi, au mieux il me laisse indifférente, au pire il m'énerve. De même que Daisy ou que Tom Buchanan (mais bon, le personnage étant raciste, sanguin et trompant sa femme, il y a peu de chance qu'il ai été crée pour qu'on s'y attache. C'est un méchant et il tient bien son rôle de méchant étant tout à fait détestable). En fait le seul personnage pour qui j'ai une réelle affection c'est Nick.

En ce qui concerne la traduction, j'ai un peu tiqué à certain moments mais je n'ai pas grand chose à lui reprocher. Bien sûr j'aurais préféré le lire en VO mais puisque l'exemplaire que j'avais était en français j'avoue ne pas avoir pris la peine de fouiner pour dégoter une version anglaise.

Pour conclure, j'avoue ne pas trop comprendre l'enthousiasme général pour ce livre. Oui il est agréable à lire, oui c'est une très bonne illustration de l'Amérique des années 20, oui Fitzgerald à une belle maitrise de la langue mais...pour moi ca casse quand même pas trois pattes à un canard. Peut-être que je suis partie avec de trop grandes attentes pour ce roman puisqu'il est considéré comme un roman culte mais je n'ai simplement pas eu de coup de cœur. S'il est considéré par certains comme le meilleur roman américain du XXe siècle, pour moi il ne vaut pas The Catcher in the Rye (dont je vous parlerai sans doute un jour puisque c'est un de mes romans préférés). En bref, je ne le relirai surement pas.

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" Tom et Daisy étaient deux êtres parfaitement insouciants - ils cassaient les objets, ils cassaient les humains, puis ils s'abritaient derrière leur argent, ou leur extrême insouciance, ou je-ne-sais-quoi qui les tenait ensemble, et ils laissaient à d'autres le soin de nettoyer et de balayer les débris."


Challenge Romans cultes 1/4

6 juin 2013

Challenge Romans Cultes

On les connais tous, ces romans qu'il FAUT avoir lu. D'une parce que ça nous permet de briller en société et de deux parce qu'ils relèvent de la culture commune. Et puis ils doivent sans doute être bons ces romans pour être aussi connus. Le problème avec les romans cultes c'est qu'on en connait le nom, un peu l'histoire mais...qu'on ne les a pas forcément lu ! Alors tout de suite c'est plus difficile d'en discuter avec Mme la Marquise (et par là même briller en société, vous me suivez ?)

Rassurons nous, le temps de l'ignorance est fini. A nous la culture ! Et tout ça grâce au Challenge Romans Cultes.


Ce challenge nous est proposé par Métaphore qui a fait une liste de romans incontournables. Plusieurs catégories de lecture sont proposées, pour ma part j'ai choisi "C'est déjà ca" (4 livres) sachant qu'il est fort probable que je passe à la catégorie supérieur si j'en ai le temps (le challenge se termine en aout 2014, je devrais y arriver)

A bientôt pour mes impressions sur le premier roman culte choisi !

28 mai 2013

Le mardi sur son 31: Gatsby le Magnifique

De retour pour un nouvel épisode du Mardi sur son 31 !



En ce moment je lis Gatsby le Magnifique, ca fait un moment qu'il attend dans ma bibliothèque et j'ai décidé de profiter de l'actualité cinématographique pour me lancer.
Comme le jeu le veut, voici donc un petit extrait de la page 31:

"L'auteur connait son sujet à fond. Nous sommes la race dominante. Notre devoir est d'interdire aux autres races de prendre le pouvoir."

Ce personnage semble très attachant n'est-ce pas ? Ah les Etats-Unis dans les années 20, la prohibition, les début du jazz dans les club glauques et le racisme ambiant ! Quelle belle époque !

23 mai 2013

La peste : chronique d'une lutte

Albert CAMUS, 1947


Résumé : A Oran en 194. , une épidémie de peste dévaste la ville et la coupe du reste du monde. Le roman explore les différentes réactions des habitants face à ce fléau.

A lire. Je vous l'accorde, c'est un peu court comme critique mais je conseille vivement à tout le monde de lire ou de relire ce livre. Pourquoi ? Tout simplement car La peste est une incroyable plongée dans l'humanité. Camus fait ressortir le pire et le meilleur des hommes sans jamais les juger.

La peste  pose des questions. Comment réagir lorsqu'un malheur vous tombe dessus ? Comment vivre avec l'injustice et l'absurdité de la mort ? Quel est notre rôle ? Ici, pas de sentimentalisme, le récit se veut être une chronique la plus fidèle possible de la ville en temps de peste. Les personnages ne sont pas des héros mais simplement des hommes qui font ce qu'ils peuvent. Après tout, c'est peut-être ça le véritable héroïsme, tenter de faire de son mieux.

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"Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l'ignorance, et la bonne volonté peut faire autant de dégâts que la méchanceté, si elle n'est pas éclairée. Les hommes sont plutôt bons que mauvais, et en vérité ce n'est pas la question."

2 avril 2013

Le mardi sur son 31: Le voyage de Théo

Me voici de retour pour un nouvel épisode du mardi sur son 31 (à découvrir chez Sophie). Cette semaine, je vous propose un extrait du Voyage de Théo de Catherine Clément que je relis pour la troisième fois ! Et oui, ce livre est tellement riche en informations qu'on gagne à le relire. Si vous vous intéressez aux différents rites et religions, je vous le conseille fortement.

Sans plus attendre un extrait de la page 31:

"Fasciné, Théo suivait l'apparition des points rouges sur la carte du monde. Rome, Delphes, Louksor..."

Hmmm, intéressant n'est-ce pas ?

7 mars 2013

Bartleby : terrible conditionnel

Herman Melville, 1853

Titre original: Bartleby the Scrivener

Traduit de l'anglais par Pierre Leyris

 

 Résumé : Un notaire de Wall Street engage dans son étude un dénommé Bartleby pour un travail de « scribe », c'est-à-dire qu'il recopie des textes. Batleby est travaillleur et consciencieux mais petit à petit, il commence à refuser certaines taches ou plutôt, dit simplement qu'il « préférerait ne pas » les faire, et ne les fait pas. Ce " I would prefer not to" revient alors systématiquement dans sa bouche, au point qu'il finisse par ne plus rien faire. 


Pour Daniel Pennac (dont je suis une très grande fan), Bartleby est l'histoire d'un homme qui s'arrête. Il s'arrête de travailler, de sortir, de manger et finalement de vivre. Si Bartleby nous fait tout d'abord sourire dans son refus de chaque chose, on finit vite par redouter le fatidique "Je préférerais pas" qu'il prononce inlassablement. Je me suis vraiment demandée jusqu'où il pourrait aller et j’espérais avec le narrateur que Bartleby change d'attitude. Parce qu'en vérité, derrière sa solitude et son côté touchant, il est un peu effrayant. Il peut être difficile de savoir comment réagir face à quelqu'un en colère ou déprimé alors comment réagir face à quelqu'un qui décide de s'effacer, sur qui rien ni personne n'a d'emprise ?

En plus de cette angoisse qui s'installe au fur et à mesure, il faut ajouter notre curiosité, car au final, on ne sait rien de Bartleby. Son attitude serait peut-être plus facile à accepter si on savait d'où il vient, qui il est et les raisons de son comportement mais non. On ne sait rien et on n'en saura jamais rien (ou presque). Melville nous offre là en personnage vide qu'on essaye désespérément de combler mais sans grand succès. Au final, la seule chose dont on est vraiment sûre c'est que Batleby préférerait qu'on n'en sache rien.

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" Mais il semblait que Bartleby fût seul, absolument seul au monde. Une épave au milieu de l'Atlantique"

25 février 2013

Artemis Fowl : magie, humour et sarcasme

Eoin Colfer, 2001

Traduit de l'anglais par Jean-Francois Ménard


Résumé: Artemis Fowl deuxième du nom est un jeune garçon de 12 ans doté d'une intelligence hors du commun qu'il a décidé de mettre au service du crime. Avide d'or, il se lance dans une mission incroyable, capturer un membre du peuple de fée vivant sous la surface de la Terre. Par hasard, il capture Holly Short, capitaine des Forces Armées de Régulation (FAR) bien décidée à ne pas se laisser faire par cet Enfant de Boue et secondée par toute une équipe de FARFADET à la pointe de la technologie elfique.

Est-il encore besoin de présenter Artemis Fowl ? Certainement non vu le succès retentissant qu'a connu la série. Huit tomes, une bande dessinnée et certainement un film en projet, Artemis Fowl est un vrai phénomène. Et l'on comprend pourquoi, Eoin Colfer mélange allègrement science-fiction, fantasy et comédie pour nous présenter un livre délicieux. 

L’intérêt du roman repose essentiellement dans ses personnages délicieux et haut en couleurs: Holly, fidèle et déterminée, le centaure Foaly sarcastique au possible (j'ai déjà parlé de mon amour pour ce genre de personnage mainte et mainte fois) et surtout....Artemis Fowl, froid, rusé, et on peut même le dire, flippant mais surtout fragile. Forcément, on a beau être un petit génie, quand votre père est porté disparu, que votre mère est dépressive et que votre meilleur (et seul) ami est votre garde du corps sanguinaire on comprend que vous partiez un peu en cacahuète ! Alors même si Artemis est horrible, on ne peut pas s’empêcher de s'y attacher (un peu quand même voyons !) surtout qu'il va plutôt bien évoluer au cours de la série, au point d'en devenir même un peu trop plat des fois...

Enfin bref, à la base, je voulais surtout vous parler de la traduction de ce roman. En effet, ma sœur m'a récemment rapporté d'un voyage en Irlande une version originale ( vous devriez voir ce bouquin, il est magnifique, tout noir avec seul le titre et le nom de l'auteur écrits en gnomiques en lettres d'or, il est vraiment superbe !) Après l'avoir lu environ 10 fois en français, j'étais donc bien contente de pourvoir lire la version anglaise. Et je me dois de féliciter Jean-Francois Ménard pour son travail, c'est vraiment très très bien traduit. En tant qu'étudiante en traduction, je ne peux qu'admirer le travail fourni. Le ton est juste et les adaptations des termes gnomiques très bien trouvées. Vraiment bravo ! D'ailleurs, c'est plutôt drôle, quand j'ai lu le tome 6 je n'ai pas accroché, j'avais l'impression qu'il y avait un problème avec la traduction et j'avais vu juste. Après vérification j'ai vu que ce tome avait été traduit par quelqu'un d'autre. Et bien ça se sent et j'ai été contente de retrouvée la traduction de Jean-Francois Ménard dans le tome 7 (pas encore lu le 8 !) Comme quoi, cette série est autant l’œuvre d'Eoin Colfer que la sienne pour moi.

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" Foaly? You here?" wispered the dwarf.
"No!" The typical sarcastic replay. "I have much better things to do than worry about the collapse of civilization as we know it."
" Yes, thank you. Don't let my life being in danger interrupt your merriment."
"I'll try not to."

5 février 2013

Le mardi sur son 31: L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S Spivet

J'adore mes amies. Elles savent exactement comment me faire plaisir. Pour mon anniversaire, elles m'ont offert L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S Spivet de Reif Larsen. Sans même en avoir entendu parler, le titre m'a tout de suite évoqué deux choses, Artemis Fowl et Les désastreuses aventures des orphelins Beaudelaire. Ca tombe bien, j'adore les deux séries et j'ai l'impression de ne pas mettre trompée.


Je viens tout juste de commencer ce livre mais je sens déjà que ca va me plaire ! Sans plus attendre, un extrait de la page 31:

" - Où habitez-vous exactement ?
[...]
- Longitude: 112°44' 19''. Latitude: 45° 49' 27''. Enfin, ca, ce sont les coordonnées de ma chambre. Je n'ai pas les autres en tête."


Haha ! Il est 23h53, même pas en retard pour ce billet, on est toujours mardi !

15 janvier 2013

Le mardi sur son 31: Moby Dick

Enfin ! Ça faisait un petit bout de temps que je n'avais plus participé au rendez vous de Sophie. Il faut dire aussi que je ne lisais pas des choses très passionnantes. Mais je me suis lancée dans Moby Dick d'Herman Melville et ça je me devais de vous le faire partager ! Je le lis en anglais pour les cours mais je l'ai (heureusement !) déjà lu en francais l'année dernière. Je dis heureusement car ce n'est pas ce qu'il y a de plus simple à lire. Il faut dire aussi que je ne suis pas très familière du vocabulaire de la navigation et de la chasse à la baleine en francais alors en anglais vous pensez bien que je suis totalement larguée ! ^^



Sans plus attendre, un extrait de la page 31:

"Shaking off the sleet from my ice-glazed hat and jacket, I seated myself near the door, and turning sideways was surprised to see Queequeg near me."

21 novembre 2012

Ma vie a changé : à tout jamais

Marie-Aude MURAIL, 1997

 

Résumé : Madeleine est une bibliothécaire désabusée. Documentaliste dans un collège où les ados ne lisent plus, quittée par son mari pour sa secrétaire, mère célibataire d'un ado qu'elle a de plus en plus de mal à comprendre, Madeleine ne croit en rien. Ni aux extra-terrestre, à l'amour, au père Noël ou en son médecin. Pourtant, il se passe des choses de plus en plus étranges dans son appartement, des objets inconnus apparaissent, la louche en argent se glisse comme par magie dans le panier du chien et une curieuse odeur de muguet flotte dans l'air. Ne serait-ce pas l'elfe du voisin venu lui rendre visite pour...changer sa vie ?


Si je ne devais garder qu'un livre, ce serait celui-ci. Je pourrais me débarrasser de mes Pagnol, de Cyrano de Bergerac, de Peter Pan, de ma collection de Six Compagnons mais de Ma vie a changé, impossible. Ce livre a pour moi une valeur inestimable. Je crois bien que c'est le premier livre que je me suis achetée toute seule, avec mon argent quand j'avais 10 ans. J'ai dévoré le livre et je suis tombée sous le charme de l'écriture de Marie-Aude Murail pour traquer ensuite les rayonnages de la bibliothèque pour trouver un roman que je n'aurais pas encore lu. Aujourd'hui encore, je scrute les étalages des bouquinistes afin de trouver les titres que je ne possède pas encore et certains titres sont sur ma liste de Noël.

Pourquoi cet engouement ? Car les personnages de Marie-Aude Murail sont vrais, ce sont des personnes que l'on peut croiser dans la rue et dont on se sent tout de suite proche. De plus, ils possèdent presque tous un certains sens du sarcasme auquel je ne peux pas résister. C'est dans les livres de Marie-Aude Murail que j'ai trouvé mon homme parfait et certains de mes meilleurs amis. Dans Ma vie a changé, Madeleine et l'elfe Timothée font partis de ces personnages que je retrouve avec autant de plaisir que lorsque je retrouve un ami de longue date.

En plus de cet attachement pour les personnages, j'ai été bluffée par la façon dont l'imaginaire et le réel se mêlent si bien dans ce livre. Tout d'un coup, ca nous parait presque normal d'imaginer un elfe jouer au foot sur la table de la cuisine avec des Miels Pops. Une scène de la vie quotidienne en somme. De même, il n'y a rien de choquant à combattre les gobelins qui bousillent votre électroménager ou de jouer le psy pour fantôme. Banal vous dis-je ! C'est parce que tout semble possible que l'on referme ce livre le cœur gonflé d'espoir. Oui, pour peu que l'on sache saisir le coche, notre vie peut changer. Peut-être n'aurons nous pas tous la chance d'avoir un elfe pour y aider mais peu importe. C'est Marie-Aude Murail qui a changé la mienne.

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"Avez-vous déjà vu, de vos yeux vu, l'infrarouge et l'ultraviolet ? Avez-vous déjà entendu les ultrasons ? Pourtant l'infrarouge et l'ultraviolet existent ! Vous ne voyez pas les fées, les elfes, les gobelins? Qu'est-ce que cela prouve ? Que vous êtes sourds et aveugles! Car ils sont là, tout autour de vous."

30 octobre 2012

Le mardi sur son 31: Trois sucettes à la menthe

Me voilà de retour après ma (longue) absence ! Les cours m'ont beaucoup occupée ces derniers temps mais je vais mettre cette semaine de vacances à profit pour remettre le blog à jour.

Pour se (re)mettre en jambes, rien de tel qu'un petit Mardi sur son 31 comme proposé par Sophie

Aujourd'hui, le livre ouvert page 31 est Trois sucettes à la menthe de Robert Sabatier:

" Il pencha sa feuille et commença à écrire sa phrase en respectant bien les pleins et les déliés. Au fond, cela lui plaisait d'écrire."

Et vous, ça vous plait d'écrire ?

2 octobre 2012

Le mardi sur son 31 - La fête du potiron

Et c'est parti pour un nouveau mardi sur son 31 ! Je m'accorde une pause Agatha Christie entre mes deux bouquins au programme ce semestre. Je n'ai pas pu m’empêcher d'acheter ce récit d'une nouvelle aventure de mon détective belge préféré quand je l'ai vu sur l'étal d'un bouquiniste. Dès que je l'aurais fini je me plongerai dans Moll Flanders.



En attendant, voici un extrait de la page 31 de La fête du potiron:

" Il se peut que quelqu'un dans l'assemblée, ayant entendu les paroles de Joyce, ait été au courant du meurtre auquel elle se référait sans pour cela en avoir été l'auteur; un parent ou un complice, peut-être, et qui a jugé nécessaire de l'éliminer"

Aha ! Intéressant n'est-ce pas ? Quelle chance de tomber sur un parfais résumé de l'intrigue à cette page !

Un nouveau billet sur Anna et son orchestre  de Joseph Joffo arrive comme prévu, j'attends simplement de récupérer le livre (et oui, les livres circulent d'une personne à une autre dans ma famille).

Bonne semaine littéraire et à la semaine prochaine pour un nouveau mardi sur son 31 !

11 septembre 2012

Le mardi sur son 31 - Hamlet

Deuxième semaine de participation au jeu des bavardages de Sophie, le mardi sur son 31.



Aujourd'hui, j'ai rendez-vous à la page 231 de Hamlet de mon ami Billy Shakespeare (version éditée par G.R. Hibbard). Pourquoi la page 231 alors que je devrais normalement donner une citation de la page 31? Et bien tout simplement car l'oeuvre bénéficie d'un looooongue préface plus plusieurs introductions etc...du coup, le texte de la pièce ne commence véritablement qu'à la page 140!

Mais trève de bavardages, découvrons sans plus attendre la citation du jour:

" [the actors] are the abstracts and brief chronicles of the time. After your death you were better have a bad epitaph then their ill report while you live."
Hamlet, Act II, scène 2


Le billet sur Anna et son Orchestre suivra bientôt, probablement ce week-end. C'est un peu la course en ce moment, semaine de la rentrée oblige.

A la semaine prochaine pour une nouvelle citation !